ESU-Grève des professeurs : Sama Lukonde encourage Mohindo Nzangi à poursuivre le dialogue

Etats généraux de l’ESU (Photo Min ESU)

Par Joslin Lomba

Lors de la 35ème réunion du Conseil des ministres, tenue vendredi 7 janvier 2022, par visioconférence, le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde, a encouragé le Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Mohindo Nzangi, à poursuivre le dialogue avec les grévistes. Les 21 jours de revendication des professeurs vont certainement perturber le calendrier académique.

« Le Premier Ministre a tenu à rappeler que le Gouvernement entend poursuivre sa politique de dialogue avec les différents corps sociaux en 2022. C’est dans cet ordre qu’il a encouragé le Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire à poursuivre les discussions avec les associations des professeurs, chefs de travaux et assistants administratifs en vue de garantir une rentrée académique apaisée », indique le compte rendu du Conseil des ministres.

Entre temps, dans des universités et instituts supérieurs, les Professeurs, le corps scientifique et académique sont en grève sur toute l’étendue du territoire national depuis le mercredi 5 janvier 2022, date officielle de la rentrée académique 2021-2022, lancée par le Ministre ayant en charge l’ESU à l’Académie des Beaux-arts. Ils ont attendu le jour de la rentrée académique pour lancer leur mouvement de grève. Ces derniers revendiquent encore et toujours la revalorisation salariale, une assurance santé, vie et la facilité de mobilité et d’acquisition des logements. Les professeurs d’universités sèchent les cours.

Les assistants et chefs des travaux eux revendiquent l’amélioration de leurs conditions de vie devenues de plus en plus précaire et accusent le gouvernement d’être indifférent à leurs revendications. Un déséquilibre criant de salaire entre professeurs d’un coté et assistants et chefs des travaux d’un autre. Ils invitent le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi de se saisir personnellement de ce dossier afin de mettre fin à cette injustice dont sont victimes les enseignants, le corps scientifique et académique.

« Il y a un grand écart de salaire entre les professeurs, les chefs des travaux et assistants de deuxième mandat. Pendant que nous qui travaillons dur plus les professeurs. Mais nous allons garder notre mouvement de grève durant 21 jours comme on a décidé jusqu’à ce que le gouvernement va prendre en compte nos revendications », dit Jean-Modeste Manenga, Chef des travaux à l’IFASIC (Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication).

« Les critères parlent de 1 à, c’est-à-dire par exemple si un professeur touche 3 millions de francs, l’assistant du premier mandat doit toucher la moitié de ce salaire », fait savoir le Chef des travaux, Gédéon Kazitediko du même Institut.

Les états généraux de l’enseignement supérieur tenus en septembre 2021 annonçaient l’année académique 2021-2022 comme celle des réformes. Le gouvernement est appelé à trouver de solutions au plus vite que possible pour palier à cette grève qui a certainement un impact négatif sur la formation des élites de demain.

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