ESU : YMAE plaide pour l’interdiction du fonctionnement des regroupements en caractère tribal

Par Jean-Hilaire Shotsha

L’ONG Young men action for education (YMAE), spécialisée sur les questions de l’éducation et des jeunes a initié un plaidoyer pour interdire le fonctionnement au sein des établissements de l’enseignement supérieur et universitaire des associations et regroupements à caractère tribal et ethnique. YMAE constate depuis un temps qu’il existe un certain nombre des antivaleurs dans le milieu éducatif contre lesquels, il faut mettre en place un mécanisme de lutte en vue de réduire sensiblement la commission de ces antivaleurs. Ces derniers sont entre autres, la corruption, le monnayage des points et consorts. Ces faits empêchent l’émancipation des apprenants congolais.

Selon ses initiateurs, le tribalisme est l’un des fléaux qui gangrènent la société « Nous sommes un partenaire éducatif, bien qu’il est acteur général du développement, mais étant partenaire éducatif, nous avons un point d’encrage qui sont les écoles, les universités…», explique Serge Bondidi, Coordonnateur de YMAE.

D’après Serge Bondidi, le plaidoyer est lancé maintenant mais cela ne veut pas dire qu’il va se limiter seulement en cette période. À chaque chose, il y a un début. L’ONG Young men action for education a de l’assurance que son objectif sera abouti sans fausse modestie. Car, la plupart des plaidoyers qu’elle met en place soldent toujours par des résultats escomptés. Comme, les plaidoyers pour l’instauration de la gratuité, la suppression des frais ascendants au niveau des provinces même au niveau du Gouvernement Central, contre la crise ou le conflit de compétences entre le ministère de l’EPSP à l’époque et celui de la formation professionnelle ainsi l’abolition des frais pour l’obtention du diplôme d’État.

« Nous sommes habitués avec des plaidoyers qui semblent être difficile mais avec la ténacité et les méthodes de travail que nous mettons en place, nous finissons toujours par obtenir des résultats escomptés », fait savoir le coordonnateur de YMAE. Et d’ajouter : « nous avons saisi l’autorité de tutelle qui est le ministre tout en réservant une copie au chef de l’État et au Premier Ministre, Chef du Gouvernement. Nous sommes déjà dans des réunions de dialogues avec les intéressés quand bien même les universités sont fermées ».

Dans chaque plaidoyer, nous reprenons deux éléments importants, l’opportunité et la nécessité, explique le Coordonnateur YMAE. « Le tribalisme met un point de mort aux certaines valeurs. Parmi ces valeurs, il y a la compétitivité et la méritocratie. A la place de ces deux valeurs, on fait recours aux antivaleurs notamment le tribalisme. Or, le tribalisme a pour ingrédients le favoritisme, le clientélisme,… ».

Cette ONG a déjà des feedbacks qui sont assez promettant. L’association des professeurs de l’Université de Lubumbashi a fait, au lendemain de l’annonce de YMAE, un message pour combattre jusqu’au bout les regroupements en caractère politique dans le milieu universitaire. Certains jeunes qui sont dans les mouvements citoyens en aussi font le relais. YMAE espère que dans les jours à venir son plaidoyer apportera des résultats attendus.

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