Transport en commun : Les taxis se font rares sur les artères de Kinshasa

Par Prisca Lokale

Sur les grandes artères de Kinshasa, les taxis se font de plus en plus rares. Depuis une plusieurs semaines, des policiers traquent les conducteurs des véhicules qui assurent généralement le transport en commun dans la ville. Ils n’hésitent pas à réquisitionner toutes les voitures assurant le transport en commun qui ne se conforment pas aux nouvelles exigences du Gouvernement provincial.

A la demande de l’Hôtel de ville de Kinshasa, les taximen sont tenus, de prime abord, de s’abstenir de circuler avec des voitures et bus aux vitres teintées. Ils doivent, par ailleurs, se doter d’une nouvelle immatriculation et arborer sur leurs véhicules les couleurs du drapeau national.

D’après le Général Sylvain Kasongo, le numéro un de la Police provinciale de Kinshasa, ces différentes mesures ont été prises pour renforcer la sécurité dans la ville afin de mieux protéger les usagers de la route. Qu’il s’agisse les transporteurs tout comme leurs passagers, qui sont de plus en plus cibles des criminels de grands chemins.

Selon plusieurs témoignages confirmés par la Police nationale congolaise (PNC), ces brigands armés sèment la frayeur dans la capitale en s’attaquant régulièrement aux paisibles citoyens. Ils s’en prennent particulièrement aux conducteurs des véhicules « ketchs » qui font des navettes à travers la ville.

Il leur arrive souvent de les prendre en otages pour commettre leurs forfaits ou de les droguer pour s’emparer de leurs véhicules. Régulièrement même, ils braquent les clients des taximen, les dépouillent de leurs avoirs et les violentent. Au pire des cas, ils les enlèvent vers une destination inconnue.

C’est dans ce contexte que la police nationale, de commun accord avec les autorités de la ville, a décidé de filtrer désormais le passage des véhicules sur les principales artères de la capitale. L’opération est devenue effective depuis 4 mai dernier. Des policiers érigent des barricades tout le long de la journée, rendant ainsi de moins en moins fluide la circulation. D’où, les nombreux embouteillages.

Par ailleurs, des motards en tenue sont mis à contribution pour traquer les récalcitrants en plein jour, et le soir, des jeeps rôdent sur la grand route en quête des cas d’infractions.

Ciblés, les conducteurs des « ketchs » qui, pour la plupart, ne remplissent pas encore les conditions exigées par les autorités urbaines, se sont résolus de garer momentanément leurs véhicules, le temps de remplir les formalités ou d’attendre que ce vent passe. Une attitude qui a eu aussitôt pour conséquence la rareté des taxis, et la surenchère pour ceux qui sont opérationnels.

Le lendemain de la grève, c’est suite au phénomène des bandits opérant dans la ville à l’aide des taxis « katch » que la décision est tombée. Plusieurs cas d’enlèvement avaient été enregistrés par la police. Sur la question des tracasseries routières, l’ordre a été donné à la police nationale pour arrêter ces actes.

Alors que le 21 mai, tous les transporteurs grevaient pour réclamer la baisse du prix de carburant, aussitôt la situation trouvée, l’hôtel de ville avait annoncé un autre contrôle. Lundi, 04 juin dès 8 heures, il est difficile de circuler en toute fluidité. Des barrières sont placées à chaque 50m à travers la ville. Chaque chauffeur doit exhiber son permis de conduire, la carte rose avant de passer. Sinon, il se voyait tout de suite en obligation de se rendre à la situation de police. Ou carrément, les forces de l’ordre obligent les clients à bord de descendre du Taxi. Avant d’envahir eux-mêmes le taxi. Certains chauffeur sont obligé de faire demi-tour, parfois même de corrompre pour arriver à la destination.

D’après l’annonce du Général Sylvain Kasongo le lendemain de la grève, c’est suite au phénomène des bandits opérant dans la ville à l’aide des taxis « ketchs » que la décision est tombée. Plusieurs cas d’enlèvements avaient été enregistrés par la police. Sur la question de tracasseries routières, l’ordre a été donné à la police nationale pour arrêter ces actes.

La réunion avait convoquée l’inspecteur général de la police et la Banque centrale du Congo, le président de l’association des chauffeurs du Congo avec le Ministre de l’économie nationale.

Plusieurs décisions ont été prises lors de cette réunion. Entre autres, les petites coupures qui seront disponibles en quantité suffisante pour permettre, pour faciliter le change de monnaie entre conducteur et passagers des transports en commun, tel qu’a affirmé Antoine Mulamba, trésorier de la BCC. Il a par la suite signalé que la Banque ouvrait un guichet spécial pour aider la population kinoise à se les procurer. Président de l’association des chauffeurs du Congo (ACCO), M. Jean Mutombo a salué cette décision de la BCC qui était au centre de la grève du lundi, 21 mai et appelle les conducteurs à respecter l’arrêt du gouverneur de la ville en rapport avec les tarifs des courses.

Si le lundi 21 mai, les enseignants m, les étudiants et les travailleurs n’ont pas eu la possibilité de se rendre à leurs destinations à cause de la grève, ces jours, ils se plaignent des embouteillages. Et ceux qui doivent se rendre en ville éprouvent cette difficulté car les taxis « ketchs » sont devenus très rares.

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