Sécurité : Les rebelles du M13 font la loi à Bunagana

Par Cedrick Sadiki Mbala

Dans 10 jours, soit le 12 août, la cité de Bunagana située à la frontière entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda va totaliser exactement deux mois depuis qu’elle est assiégée par des terroristes du Mouvement du 23 mars, M23, appuyés par l’armée rwandaise. C’est sous l’œil impuissant du gouvernement de la RDC et de la Monusco.

Dans cette cité stratégique du Congo-kinshasa tout est gérée par ces rebelles. Ils ont réussi à installer une administration, avec leur propre personnel, qui perçoit les impôts, droits et taxes, c’est un véritable État à part entière. Pire encore, les douaniers et les agents commis à la frontière, qui travaillaient dans cette cité frontalière, ont tout abandonné pour aller vivre à Goma et ses environs.

Droit tiers

En tout cas, c’est un véritable manque à gagner pour le Congo-démocratique et surtout, que la mobilisation des recettes publiques de la province en dépend.

Face à cette situation caractérisée par un silence radio, des voix se lèvent de la part des citoyens lambda de l’Est du pays qui, ne savent plus à quel saint se vouer. Une honte totale mieux une humiliation infligée par le M23.

Bunagana est parmi des frontières plus importantes du pays mais occupée jusqu’à nos jours. Cela devrait être une priorité pour tout Congolais.

Mais malheureusement le silence de Kinshasa inquiète au plus niveau tous les habitants de cette partie du pays.

Selon un habitant de Rutshuru joint à ce sujet par BlogduCitoyen.net, le M23 et ses alliés ne contrôlent pas que la frontière, ils auraient même installés leur administration jusqu’à Jomba et imposeraient 10$ de taxe par ménage.

Situation alarmante et le danger est à craindre !

Il y a peu, le Gouverneur militaire de la province du Nord-Kivu, le lieutenant-général, Constant Ndima s’est plaint du manque à gagner de sa province vendredi 29 juillet dernier, estimant que l’occupation de la cité stratégique de Bunagana, par les éléments du M23 opérant officieusement avec le Rwanda impacte négativement le marché.

« Nous risquons d’être asphyxiés et que le pire arrive sur nos marchés. Ce qui ne sera pas bon pour notre population », a avancé le gouverneur militaire du Nord-Kivu.

Depuis l’occupation de Bunagana, le gouvernement provincial militaire, a interdit les exportations et l’importations.

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