Sankuru : Les vélos restent le seul moyen de transport des produits de première nécessité

PH. Blog du Citoyen

Par Jean-Hilaire Shotsha

Dans la province du Sankuru, les habitants continuent à vivre comme s’ils étaient à l’époque coloniale. Dans ce coin du pays, le vélo reste le seul moyen des transports utilisé pour acheminer les produits vivriers (maïs, riz, huiles, etc.) des villages vers les centres urbains de la province du Sankuru.

C’est ce qu’a constaté le reporter du Blog du Citoyen pendant son séjour de travail dans la province d’origine de Patrice Emery Lumumba.

Incroyable mais vrai. Au Sankuru, les camions pour transporter les marchandises n’existent pas, seuls les cyclistes sont les plus sollicités de la province. Mais ces derniers connaissent des tracasseries de la part des agents de l’ordre aux barrières érigées sur la route.

Le transport à vélo, un labeur pour les transporteurs

Les transporteurs qui empruntent tous les jours la route jusqu’au grand marché de Lodja en témoignent. « On file en descente, mais il faut pousser dans les côtes et sables. Notre fardeau pèse lourd », dit César Okenge, ancien transporteur de vélo. Et de poursuivre : « Je partais à Kole acheter une tasse de riz à 150FC et venir vendre à Lodja à 350FC. Une distance d’au moins 190km ».

Cette situation est due au mauvais état des routes qui desservent les différents coins de la province. Ces routes en très mauvais état ne favorisent pas la circulation des véhicules et découragent les investisseurs dans ce domaine de transport. Le manque de production agricole est causé par l’état des routes surtout celle de desserte agricole.

Bien que le vélo ne soit pas la solution à tous les problèmes de transport au Sankuru, il résout bien des difficultés. Dans les zones de production éloignées, la bicyclette permet quand même de transporter les produits vers les centres villes.

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