RDC : Unité nationale, parlons-en

Par Jean-Hilaire Shotsha

Sur les 26 provinces que comptent la RDC, chacune d’elle regorge d’énormes potentialités pouvant contribuer à la reconstruction et la promotion du peuple Congolais. Pour ce faire, la collaboration interrégionale reste l’un des facteurs majeurs pour résoudre l’épineux problème qui divise la population, afin d’envisager un développement intégral du pays gage de l’unité nationale.

Pour beaucoup d’observateurs de la société, l’un des points positifs de la gestion du Congo sous le président Mobutu était la consolidation son unité nationale qu’il prônait en disant « papa bo moko, maman bo moko, ekolo bo moko » littéralement veut dire « un seul papa, une seule maman et une seule nation ». Ce dernier considérait le nationalisme congolais, comme le sentiment d’appartenance à une seule nation.

Que faire pour restaurer l’unité nationale en RDC ?

La restauration de l’unité nationale doit passer par l’accessibilité et fréquentation des coins et recoins du pays par tous les congolais.

D’après l’activiste Joseph Bayoko de Mbandaka, rendre les différents groupes ethniques fréquentables est l’une des meilleures manières de promouvoir l’unité nationale. Selon lui, la restauration de l’unité nationale doit passer par « la construction des routes, des rails, revoir à la baisse le cout de billets d’avion pour permettre à tous les congolais de circuler sur toute l’étendue du territoire national ».

Permutation des gouverneurs

Daniel Mulamba suggère à l’Assemblée nationale de voter une loi visant la permutation des gouverneurs. « Vous êtes élu à Kisangani, on vous envoie au Katanga, l’élu du Katanga à Mbandaka, ainsi de suite », dit-il.

Identifier le congolais par sa province de naissance

Dandjes Luyila de Kinshasa pense que l’indentification des congolais devra passer par sa province de naissance. « Inscrire l’apprentissage de quatre langues nationales dans le programme scolaire dès la première primaire, revoir de fond en comble le programme du cours d’histoire en remplaçant notamment, la grande fenêtre ouverte sur les carolingiens, mérovingiens et autres par les prouesses de nos héros, promouvoir les rencontres culturelles, notamment en relançant les jeux congolais, interdire la territoriale des originaires, supprimer les assemblées provinciales… », Suggère-t-il.

Adopter une et seule langue nationale

Pour Josué Sanky de Likasi, « il faut d’abord adopter une et seule langue de communication nationale au lieu de quatre comme le cas dans d’autres pays. Ceci dans l’objectif de créer un brassage entre peuple. Et à mettre en place une culture congolaise qui pourrait réunir toutes les valeurs possibles et bannir les anti-valeurs ».

Ce que moi je pense

Notre défi majeur est d’harmoniser nos valeurs différentes culturelles et ethniques, afin de constituer une force pour rebâtir un Congo Uni. C’est avec une coopération ethnique franche que le Congo pourrait relever le défi. Il est donc temps pour que nous puissions oublier notre sombre passé afin de nous focaliser sur l’avenir de notre pays tout en partageant une vision commune pour chaque ethnie, tribu, clan ; pour que la langue puisse y trouver son compte tout en gardant son identité spécifique, malgré la diversité culturelle. Notre authenticité doit constituer une force dynamique pour développer un Congo uni, fort et prospère où il fait beau à y vivre. Pour y arriver, nous devons surmonter nos sentiments tribaux.

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