RDC : attention à la deuxième vague du coronavirus, rien n’est joué

Joslin Lomba

Depuis la levée de l’état d’urgence le 21 juillet, en République Démocratique du Congo, les gestes barrières ne sont plus au rendez-vous. Des kinois, des autorités politiques se promènent sans masques. Des salutations, c’est vraiment comme si la maladie n’existait plus. Je vous suggère de faire un tour dans les endroits les plus fréquentés ; églises, terrasses, bars, restaurants, supermarchés, morgues, marchés, écoles, salles de fêtes… Pire encore, les agents de l’ordre eux même s’en foutent de ces gestes.

D’ailleurs, certains politiques avaient organisé des activités de masse dont des marches avant que l’état d’urgence ne soit levé.

La grève des agents de la riposte a causé l’augmentation des cas positifs et la réduction de nombre de guéris. Comme nous renseigne les bulletins du mois d’octobre en allant du 1er au 30, la RDC a enregistré 597 cas confirmés positifs et 400 guéris. Face à ce tableau je crains que l’infection soit réellement en train de gagner en hauteur avec de taux des cas positifs qui sont restés supérieur.

Il est demandé aux autorités détentrices de la force publique de reprendre à exiger le port du masque obligatoire, mais cela doit se faire de la plus belle manière. Au niveau des portes principales d’entrée et sortie du pays renforcé les dispositifs sanitaires seront un atout pour éviter au pays la survenance de la deuxième vague du coronavirus. Surtout que la première vague avait mis en mal non seulement l’économie mais aussi, le social des congolais. Il sera important que le gouvernement congolais prenne des mesures drastiques aux voyageurs qui viennent des pays à haut risque notamment, la France, Italie et tant d’autres.

Chers congolais, la santé n’a pas de prix, dit-on, mais son vrai prix c’est la prévention. Cette dernière coûte généralement moins chère que la guérison, car la guérison a toujours coûté très chère, souvent au-delà des prévisions. La pandémie de la covid-19 continue à se répandre et à revenir à travers le monde telle une drainée de poudre. Elle chambarde tout à son passage. Les dégâts collatéraux sont immenses. Même les pays les mieux outillés, avec des systèmes sanitaires très performants sont désillusionnés, confondus dans des records des statistiques macabres.

N’oublions pas que c’est dans le relâchement des gestes barrières que la propension de la maladie est rapide. Par contre, en observant scrupuleusement les gestes barrières, on demeure sain et des vies humaines sont ainsi préservées.

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