Libération d’Eteni Longondo : la toile s’enflamme, des internautes remettent en cause l’état de droit

Par Jean-Hilaire Shotsha

Polémique de toute sorte sur la toile après la libération provisoire d’un haut cadre de l’Union pour la démocratie et le progrès social, UDPS, parti au pouvoir en RDC, Eteni Longondo, ancien ministre de la santé. Ce dernier a été arrêté pour détournement présumé des fonds alloués à la lutte contre le coronavirus. Cette liberté, provisoire qu’elle soit, pousse certains internautes à remettre en cause l’état de droit prôné par le Président Félix Tshisekedi. Voici quelques réactions de la toile.

La libération provisoire de l’ancien ministre de la santé publique est sur toutes les lèvres. Elle continue à diviser l’opinion. Si les uns sont contre cette libération, d’autres parcontre la soutiennent.

Dans la gestion de Covid-19, il y a plusieurs indices sérieux de culpabilité. Des vies humaines en jeu et des millions de dollars volatilisés, je ne comprends pas comment un tel acte est posé.« Les congolais qui sont au pouvoir pensent que nous sommes des enfants. Je l’avais déjà dit qu’Eteni était arrêté pour du théâtre et qu’il allait être libéré comme cela vient de se passer. Ceux qui me suivent peuvent se rappeler. Ainsi, va l’État de droit. On a compris », a réagi Jean-Claude Katende, défenseur des droits humains et président de l’Association Africaine de Défense droit de l’Homme, ASADHO.

Pour Bienvenu Matumo du mouvement citoyen Lutte pour le changement, Lucha, pense qu’il s’agit d’un état de droit sélectif. On arrête, dit-il, un haut cadre de l’UDPS pour détournement des fonds alloués à la lutte contre Covid-19, il est libéré, alors que les autres mis en cause et arrêtés pour détournement, demeurent en prison en dépit qu’ils ont demandé la liberté provisoire.

« Vital Kamerhe avait plusieurs fois sollicité la liberté provisoire avant ses condamnations farfelues, mais cette justice aux ordres rejetait ses demandes. Merci, on a compris ! », répond Bienvenu à Eddy Mwela qui tente de défendre cet acte de la justice en ces termes : « Liberté provisoire et liberté définitive sont deux choses différentes. Je vois des gens parler de Bakonga. Mais il est condamné définitivement. Eteni sera jugé et si coupable,y il sera remis en prison. Alors arrêtez avec des questions légères. Il sera jugé ».

À en croire Bienvenu Matumo, le banditisme judiciaire vient dénuder les masques d’un état de droit vanté par un régime issu de l’opposition. Ce dernier vient de fragiliser un état déjà disloqué depuis des années de non gouvernance. Un favoritisme judiciaire est un acte de trahison contre la république.

« La libération d’Eteni confirme le fait que l’IGF et la justice sont instrumentalisées par le régime pour maltraiter certains. Ils visent désormais la CENI pour exclure les plus compétents », poste le candidat malheureux à la présidentielle, Seth Kikuni sur Facebook.

L’état de droit sélectif ou à géométrie variable, ne peut qu’être comparable à une Kleptocratie, tweete Carbone Beni de Filimbi. Selon lui, dans la gestion de Covid-19, il y a plusieurs indices sérieux de culpabilité. « Des vies humaines en jeu et des millions de dollars volatilisés, je comprends pas comment un tel acte est posé », dit-il.

La libération provisoire ne doit pas être un privilège pour les uns. La justice doit éviter de frustrer d’autres personnalités et remettre l’état de droit en cause.

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