Les mines du Congo appartiennent aux expatriés !

Par La Rédaction

Certes, indépendante depuis 1960, la République Démocratique du Congo vit toujours sous la colonisation dans l’exploitation de ses ressources naturelles. Depuis l’époque précoloniale, coloniale et post-coloniale, le pays assiste au pillage systématique de ses richesses. Aujourd’hui, plus de 70% de production minière, appartiennent aux entreprises étrangères. Une exploitation à sens unique qui ne profite qu’aux multinationales, aux pays voisins et à quelques chefs de guerre congolais ainsi qu’à leurs complices politiciens. C’est ici l’occasion d’interpeler de nouveau le régime Tshisekedi pour que cette situation change.

Combien de temps encore faudra-t-il laisser les autres savourer ce que le Congo démocratique possède comme ressources minières ? Combien de temps faudra-t-il attendre pour que la RDC revive une intégration économique due à l’exploitation de ses richesses minières ? Combien de temps faudra-t-il encore pour que les communautés locales jouissent finalement des revenus de l’exploitation des minerais enfuis sur leur propre sol ? Pourquoi les communautés locales de l’Est de la République vivant à proximité des gisements miniers connaissent la misère la plus noire de toute l’humanité, et elles récoltent en échange toute sorte de cruautés ? Autant d’interrogations autour de l’exploitation minière en République Démocratique du Congo.

De la colonisation à ces jours, le Congo-Kinshasa est l’un des pays les plus pauvres du monde avec une population misérable qui manque presque de tout. 8 % de desserte en courant électrique avec un barrage hydroélectrique parmi les plus puissants de la planète ; 6 % seulement de la population a axé à l’eau potable pendant que le pays dispose d’un réseau hydraulique le plus impressionnant d’Afrique ; plus de 60 % des congolais souffrent de malnutrition aigüe malgré 120 millions d’hectares de terres arables ; etc.

Pourtant, la RDC n’est pas un pays potentiellement riche, mais il est réellement riche. Les ressources minières existent effectivement, mais ne profitent pas à ses populations. Les multinationales qui recourent aux substances minérales dites stratégiques telles que le coltan, le wolfram et la cassitérite n’hésitent pas à financer des chefs de guerre congolais pour mettre la main sur ces matières premières. Sans ces minerais, les nouvelles technologies de l’information et de la communication ; les industries de téléphonie mobile, informatiques, aéronautiques et spatiales ne connaitraient jamais cette grande évolution.

Ces matières premières sont la clé de l’univers et incontournables pour la haute technologie au niveau des industries occidentales et asiatiques. En dépit de cette révolution industrielle mondiale, aucune exploitation industrielle des minerais stratégiques dans la partie Est de la RDC. L’Etat congolais est dans l’incapacité de contrôler les activités minières qui se font dans cette contrée du pays. Une fois extraites des terres congolaises, ces substances minérales prennent la direction du Rwanda et de l’Ouganda pour de premiers traitements, avant leur envoi dans les pays de destination.

Bref, les mines du pays de Kimbangu continuent de faire le bonheur des autres nations, au détriment des populations congolaises. Et ce, malgré la volonté de la Ministre actuelle des Mines de la RDC, Nsamba Kalambayi, sous l’impulsion du Premier ministre Sama Lukonde, de vouloir améliorer les affaires dans ce secteur vital pour le Congo Démocratique.

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