Kinshasa : Vivre à Tshangu et travailler au centre ville, véritable calvaire

La Rédaction

Travailler, étudier au centre-ville de Kinshasa et vivre à Tshangu n’est pas facile. Il exige des nerfs solides pour ne pas dire être en bonne santé. Cette route est un véritable chemin de la croix. Si les uns circulent facilement, mais d’autres par contre, sillent les côtes en marchant à pied matin, midi et soir. La population de ce coin vit un véritable enfer chaque jour à cause de manque des routes secondaires pouvant la permettre d’atteindre d’autres communes ou les extrémités de la capitale. Les embouteillages rendent de plus en plus cette partie de Kinshasa invivable.

Chaque jour qui passe, les habitants de ce district sont torturés par les difficultés de transport en commun d’une part, et les embouteillages de toute sorte d’autre part. Ils sont contraints de parcourir en pleine capitale de longue distance à pied parfois avec leur argent dans la poche.

Malgré l’acquisition des nouveaux bus et la construction des saute-moutons, rien ne semblent être résolu, en tout-cas dans ce district. Plus grave encore même, les passagers créent l’embouteillage dans ce coin de la ville. Comme les voleurs sont partout, ces derniers s’en profitent pour voler le téléphone et d’autres biens qu’ils trouvent importants, souvent c’est plus les femmes qui sont victimes. On y trouve toute catégorie des personnes, notamment les coopérants qui fréquentent le centre-ville et les environs de ce district dans le but de chercher quoi nourrir leurs familles. Tenez, à Kinshasa Chaque jour les habitants de Tshangu vivent un enfer.

« Nous avons des difficultés énormes en partant au centre ville tout comme rentrant à la maison. On pensait que les saute-moutons devraient alléger les embouteillages malheureusement ce qui n’est pas le cas. Pour atteindre chez moi, je souffre, il y a de fois je dépense 4.000 FC chaque jour pour atteindre ma maison. Pendant que ce qu’on me paye ne me suffit pas. Le mois je dépense entre 100.000fc à 120.000fc, ce montant représente presque la moitié de mon salaire. S’il y avait des routes, on ne souffrirait pas comme ça », a dit César Ebenge, habitant de Tshangu.

Certaines personnes se coupent à des millions morceaux pour atteindre leur lieu de travail avec tous les risques possibles.« Moi, je me réveille chaque jour à 3 heures du matin pour me préparer et quitter chez moi à 4h30’. Tout ça, c’est pour éviter les embouteillages. Et surtout que le travail chez nous commence à 8h30’. Mais pour rentrer à la maison le soir c’est là où le bas blesse. Nous nous torturons chaque soir en parcourant à pied des longues distances. Malgré, il y a le trafic qui fait le transport sur le tronçon gare centrale et de bonhomme mais nous souffrons toujours. Quitter la gare centrale jusqu’ici seulement à de bonhomme, on passe plus de 45 minutes en route sur le train », a indiqué Norbert Obake, Habitant de Tshangu.

Pour palier ce problème, les habitants demandent aux autorités de construire des routes secondaires et le chemin de fer qui devront désenclaver ce coin de la capitale. Pour ce faire, il sera mieux de construire une autre route qui amènera jusqu’à l’aéroport international du pays. Nul n’ignore que chaque année ce district devient de plus en plus surpeuplé de Kinshasa. Si les autorités n’en prennent pas garde, il sera plus difficile encore à circuler sur boulevard Lumumba dans quelques années.

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