19 mai 2024

Kinshasa : Sans eau ni électricité, les habitants de Mont Ngafula et Selembao oubliés

Par Jean-Hilaire Shotsha

Les populations habitant les communes rurales de kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo ( RDC) vivent un véritable calvaire dû au manque d’eau et d’électricité. Cette situation qui est plus visible dans les quartiers Mbila et Plateau I sur la route Kingampio, localité Masika dans la commune de Mont-Ngafula et au quartier Eradi à Selembao pour citer que ceux-là, où certains quartiers n’ont jamais connu le robinet depuis sa création. Les populations de ces coins se confient à blog du citoyen pour étaler leurs revendications. Si l’eau, c’est la vie comme nous avons l’habitude de le dire, mais il faut affirmer dans ces quartiers, l’eau, c’est le calvaire.

Aux quartiers Eradi, Mbila et Plateau 1, les habitants semblent traverser une série de difficultés. Ces problèmes récurrents handicapent les populations de ces coins dans leurs activités économiques et ménagères. Ils s’alimentent en desserte en eau à partir des quelques ruisseaux existants qui, d’ailleurs, fournissent un liquide un peu salé. Certains parmi eux parcourent à peu près deux kilomètres pour acheter l’eau de forage. C’est le seul recours pour se tenir en vie.

Photo Blog du Citoyen

Témoignages

« Cette eau que nous consommons n’est pas bonne pour la santé, car elle contient beaucoup de microbes. C’est une eau qui n’a aucun traitement, aucune filtration, il y a beaucoup de déchets toxiques invisibles dans cette eau, mais nous sommes obligés de boire comme ça, car nous n’avons pas le choix malgré que nous sommes exposés aux maladies », raconte Henriette, mère de famille habitante du quartier Mbila.

Source d’eau qui alimente une partie de Mbila et Plateau I

« Nous allons à Parking, à une distance d’au moins deux kilomètres d’ici, pour acheter de l’eau de forage. Trouver aussi l’argent pour acheter cette eau, c’est un vrai calvaire », explique Jean Doka, habitant du quartier Plateau I sur la route Kingampio. « Nos enfants et nos femmes ne font que transporter l’eau sur la tête », ajoute-t-il.

À Mbila et Plateau I, les habitants portent les bidons d’eau sur la tête

Même scénario au quartier Eradi, dans la commune de Selembao, où les habitants sont fatigués, il n’y a pas d’eau potable. « Nous consommons de l’eau des ruisseaux. Nous sommes fatigués. Les autorités doivent nous trouver une solution », demande une maman trouvée sur place.

Source d’eau qui alimente une partie du quartier Eradi

Un pays avec un grand barrage hydro-électrique au monde mais ces provinces voire les quartiers sont sans électrifiés. Comme le cas, de Mbila et Plateau I sont sans électricité. En pleine capitale, ces quartiers ressemblent la nuit à un village voire à l’Antiquité où le seul éclairage reste là les bougies, lampes torches, etc.

Un droit violé

C’est une affaire des lois et des droits humains, l’eau et l’électricité. Un droit social et économique reconnu à toute personne humaine. Mais il est de moins en moins réel au point d’être considéré comme utopique pour plus d’un congolais.

« Le droit à un logement décent, le droit d’accès à l’eau potable et à l’énergie électrique sont garantis », indique l’article 48 de la constitution de la RDC.

L’eau et l’électricité sont le socle de tout développement et facteurs de toute modernisation. Kinshasa en général et surtout les communes rurales en particulier en a grandement besoin. Le problème d’eau et de l’électricité trouvent leurs racines depuis les régimes précédents, mais cela ne dispense pas l’actuel gouvernement de s’y pencher en pesant de tout son poids. On peut toujours réussir là où les autres ont échoué. C’est cette réussite qui peut bien faire la différence.

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