[JDC BALADEUR] Que savez-vous de la machine à voter ?

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Propos recueillis à Kinshasa par Deborah MANGILI

Depuis la publication du calendrier électoral, le 5 novembre 2017, le processus électoral est dans sa dernière ligne droite qui conduit aux élections présidentielle, législatives nationales et provinciales. Dans le souci de sensibiliser la population sur ce processus, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a lancé, depuis le 19 février 2018, la campagne nationale d’éducation civique et électorale sous le thème «Comment voter ?». Cette campagne tourne sur le nouveau dispositif de vote qu’est «la machine à voter». Que savent les Kinois de cette machine qui suscite polémique ? Avis.  

Franklin Mutombo, 35 ans, Avocat/Barumbu : «C’est une machine fascinante qui facilite le vote»

J’entendais parler de la machine à voter. Mais, c’est le lundi  1er octobre 2018 que je l’ai expérimentée. Quand je suis arrivé devant la machine, les agents de la CENI m’ont expliqué la procédure recommandée pour voter en me servant de cet appareil. J’ai trouvé facile cet apprentissage et très fascinante cette machine qui facilite le vote. J’ai mis à peine une minute pour voter mes candidats. Il était question de choisir le candidat président et mes candidats députés. Cependant, je reste encore pessimiste quant à la tenue des élections crédibles, car je ne sais pas ce qui se cache à l’intérieur comme à l’extérieur de ce dispositif.

Alfred Dibandi, 24 ans, fonctionnaire/Matete : «C’est une machine qui ne sert que d’impression aux bulletins de vote»

J’ai expérimenté les acquis de la machine à voter prévue pour les élections de décembre prochain. Je peux dire que des mensonges ont été distillés par rapport à cet instrument de vote, choisi par la CENI. En réalité, elle contient une base de données préprogrammée et le choix des électeurs n’est pas conditionné. Dans la machine, il y a le visage et le numéro de chaque candidat enregistré dans la base des données. En plus, il y a même une possibilité de faire un bulletin nul pour les élections combinées présidentielle, législatives nationales et provinciales. Par rapport à mon expérience personnelle, je recommanderai la machine à voter à qui veut l’entendre.

Marlène Kabeya, 23 ans, étudiante  à l’ULK/Limete : «A la taille d’un petit écran plasma, c’est une machine très facile à manier»

Parlant de la machine à voter, la première idée qui effleurait mon esprit était celle d’une grosse machine immobile, plantée au milieu de la Centrale électorale. Sur place, j’ai découvert autre chose. La machine a la taille d’un petit écran plasma, très facile à manier. Pour voter, j’ai fait moins de deux minutes. Pour éviter toute confusion, j’inviterai la population congolaise à répondre à cet appel de sensibilisation que mène la Commission électorale nationale indépendante (CENI), car la loi est dure, mais elle reste la loi. Nous croyons aux élections paisibles, apaisées et surtout rapides, vu la performance des machines et leur nombre élevé, qui leur permet d’être déployées dans les quatre coins du territoire national.

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