Bombé, nouvelle drogue à la mode à Kinshasa

Par Joslin Lomba

Hier Tshikata, aujourd’hui Bombé. C’est le nom de la nouvelle drogue toxique sur le marché de Kinshasa. Les jeunes Kinois ne manquent pas d’astuces pour développer les produits nuisibles à la santé, au vu et au su de tout le monde sans être inquiétés. Cette substance peu connu existe depuis longtemps. En 2021, elle commence à avoir de plus en plus d’ampleur. Ce produit, c’est une invention des Kinois. La consommation est très répandue dans plusieurs quartiers de Kinshasa.

Bombé est composé d’un mélange dangereux, notamment des produits traditionnels et pharmaceutiques. Ces jeunes fabriquent ce produit sur base d’un mélange de nutriline, tramadol, du chanvre en poussière, fond de teint en poudre, les poussières de fumée du tuyau d’échappement, les feuilles de Mungulu, une plante traditionnelle. La fusion de tous ces produits donne ladite drogue.

Les jeunes adolescents préfèrent ce produit toxique à cause de son prix sur le marché. Cinq cents-francs congolais (500FC) équivalant de 0,25 dollar américain, c’est le prix de cette drogue. Elle est vendue dans les différents coins de la capitale congolaise, surtout dans les lieux communément appelé Nganda, où on vend en dehors de cette drogue, du chanvre, whisky, zododo et tant d’autres.

« Cette drogue Bombé me permet de faire des bonnes affaires. Pour fabriquer, je dépense 20.000FC mais après l’avoir vendu, je peux toucher 100.000FC, à défaut je peux aller au-delà de cette somme d’argent. Comme beaucoup d’agents de l’ordre ne connaissent pas l’existence de cette drogue sur le marché. Nous, en tant que trafiquant, nous ne subissons pas les pressions contrairement à ceux qui vendent du chanvre, zododo, tshikata, guegue et d’autres produits », a expliqué Charles, fabricateur et trafiquant de cette drogue rencontré à Kingabwa.

Cette drogue a des graves conséquences sur le fonctionnement de l’organisme des consommateurs. Selon ce fabricateur, Bombé a faibli toutes les parties du corps humain.

« Les personnes qui se droguent, après un certain temps, elles ont un profond sommeil. Ces dernières passent parfois plus 10 heures sans pourtant se réveiller. Cette drogue donne des graves démangeaisons au niveau du sexe, et sans avoir en vue de coucher avec sa partenaire », a-t-il ajouté.

Le gouvernement congolais devra lutter contre toutes sortes de drogues qui met en péril l’avenir de la jeunesse congolaise.

Read Previous

Carbone Beni : « On n’a jamais tenté l’État de siège, je ne vois pas pourquoi on devrait s’y opposer »

Read Next

Kinshasa : L’avenue des Huileries en piteux état

3 Comments

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *