« Au niveau mondial, 243 millions de femmes et de filles sont victimes d’abus sexuels », Leila Zerrougui

Par Hornela Mumbela

Le 25 novembre de chaque année, le monde entier célèbre la journée mondiale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Les femmes ont commémoré cette journée sous le thème global  » orangez le monde, financez, intervenez, prévenez, collectez!

En marge de cette journée, l’ONU femme RDC a débuté sa campagne des 16 jours d’activisme « tous Unis, pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des jeunes filles ». Elle va du 25 novembre au 10 décembre où l’ONU femmes va tendre le micro aux victimes, activistes…pour qu’ils racontent sur tout ce qui se passe après l’apparition de la covid-19.

« ONU Femmes veut amplifier l’appel lancé en faveur d’une action mondiale qui vise à combler les manques en matière de financement, d’assurer la fourniture des services essentiels aux survivantes de la violence pendant la crise de la COVID-19. Et ce, de concentrer les efforts sur la prévention et de recueillir des données qui sont capables d’améliorer des services d’aide vitale aux femmes et aux filles », a expliqué Leila Zerrougui, la Représentante spéciale du secrétaire général en RDC et cheffe de la Monusco.

Cette année ne ressemble à aucune autre. Même avant que la Covid-19 ne frappe, la violence à l’égard des femmes et des filles avait atteint des proportions pandémiques.

A en croire la Représentante Spéciale du Secrétaire Général, au niveau mondial 243 millions de femmes et de filles ont été victimes d’abus sexuels commis par un partenaire intime au cours des 12 mois précédents. Dans le même temps, insiste-t-elle, moins de 40% des femmes subissent de la violence.

« Je souhaite vous parler aujourd’hui d’un sujet qui m’est cher c’est la prévention et la lutte des violences faites aux femmes et aux filles. Il s’agit de toutes les formes de violence sur la base du sexe, qu’elle soit physique comme les coups, psychologie comme le harcèlement, sexuelle , comme le viol, ou instructionnelle ,comme le déni d’héritage. Parfois, les victimes ne sont même pas conscientes qu’elles subissent de graves violences , car il en a toujours été ainsi. Ces violences touchent malheureusement des femmes de toutes les classes sociales et dans toutes les provinces, villes comme dans les zones rurales », ajoute-t-elle

Leila Zerrougui a souligné que la lutte contre l’impunité est un combat au long cours, il y a encore beaucoup à faire pour garantir la disponibilité des outils nécessaires à un système judiciaire efficace et pérenne en RDC.

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