Après la pluie vient le mauvais temps à Kinshasa

Par Joslin Lomba

Après la pluie vient le beau temps, dit-on. Mais, cela n’est point d’application à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC). Après la pluie, c’est le très mauvais temps. Après la pluie, il est difficile de marcher même de rouler sur plusieurs grandes artères. Des flaques d’eau partout, tels que des lacs.

Pendant cette saison de pluie, on assiste à des inondations qui rendent très difficile la circulation. C’est le cas de l’avenue des Huileries qui sépare les communes de Kinshasa et Lingwala au croisement Itaga. Tout est envahi par les eaux. Du côté de la commune de Kalamu, plusieurs routes (Kimwenza, Victoire, Bongolo, etc.) ne sont pas en bon état. Les usagers s’en plaignent.

A chaque forte pluie le croisement des avenues Itage et Huilerie se transforme à un lieu de fortune. Une véritable occasion pour les adolescents qui habitent les environs de la chaussée de ces avenues, voire les enfants des policiers de camp de Lufungula et les enfants de la rue, communément appelés chegués de se faire de l’argent en transportant les passagers au dos. La traversée de ce petit parcours, est taxée à 500FC ou 1000FC (environ 0,25$ ou 0,50$). Tout dépend de la masse corporelle.

Plusieurs chaussées, nouvellement réhabilitées sont inondées des eaux de pluie. S’effrayer un passage à travers ces eaux est un parcours d’un combattant. Certains véhicules ont fini leurs courses, trempés dans les eaux de pluie. Spectacle désolant après chaque pluie.

Pour certaines grandes avenues, des caniveaux bouchés, pour d’autres des nids des poules ont empêché l’évacuation des eaux de pluie. Cet état de route occasionne la stagnation des eaux.

La saison sèche s’approche et Kinshasa mérite à mon avis, un regard plus critique sur la gestion des infrastructures. De cette vision de reconstruction, l’on devait dégager des plans de réhabilitation à court, moyen et long termes, au lieu de s’atteler à quelques travaux de réfection juste pour boucher les nids de poule, remblayer les cratères et réparer les fissures, quand il y a de grands dégâts.

Les autorités provinciales et locales sont appelées à répondre aux cris d’alarme de la population de ce coin. Mais aussi, les kinois devraient à leur tour entretenir régulièrement les caniveaux qui aujourd’hui, servent de dépotoir, pour faciliter le passage des eaux qui peuvent être à la base de la destruction des routes.

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